ARRÊT DE LA STORY. LANCEMENT DE LEGEN-wait-f0r-it-DARY

ARRÊT DE LA STORY. LANCEMENT DE LEGEN-wait-f0r-it-DARY
Comme vous l'avez certainement remarqué, je ne n'ai pas posté sur ce blog depuis un long (très long) moment. Ce dont je m'excuse. Et comme je l'ai dit à d'autres, cela vient tout simplement du fait que je n'ai plus aucune inspiration. Et même après plusieurs tentatives, mes feuilles restent blanches. C'est pourquoi après mainte réflexion, j'arrête définitivement ce blog, et probablement même les storys ! Je remercie les quelques personnes qui m'ont suivies et surtout Drop-everything-for-him qui m'a beaucoup soutenue. [...] Sinon, pour ceux que ça intéresserait, j'ai créée un blog qui me sert un peu de fourre-tout, et qui me permet de m'exprimer (d'ailleurs il vous le permet à vous aussi). Ici : LEGEN-wait-f0r-it-DARY ! Encore merci à ceux qui m'ont suivis...

Continuez à me prévenir de vos suites ici (sur Relearn-to-live), je continuerai de valider les commentaires !

ARRÊT DE LA STORY.
LANCEMENT DE
LEGEN-wait-f0r-it-DARY

# Posté le jeudi 19 février 2009 14:10

Modifié le jeudi 19 février 2009 14:20

{{ Relearn to live }}

{{ Relearn to live }}
« Tout s'est arrêté lors de cet accident de voiture ; le temps, son c½ur, ma vie... »
_ Marissa .



Mischa Barton as Marissa Cooper



# Posté le lundi 16 juin 2008 18:13

Modifié le dimanche 10 août 2008 11:48

« Why »

« Why »
Lifehouse - Storm

Depuis combien suis-je ici ? Ici dans cet asile. On me "séquestre" ici depuis son décès, 18 juin, 18h18. Un signe me direz-vous ? A vrai dire je n'en sais rien et je m'en contrefiche. Ça aurait pu arriver en hiver ou en été que ma douleur serait la même. Quel jour sommes nous ? Peut-être le 19 juin, peut-être même sommes nous en juillet ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Tant de questions qui demeurent sans réponse. Comment un seul stop peut-il arrêter une vie et détruire celle d'une famille toute entière ? On ne lui a pas demandé son avis à elle, elle ne demandait rien à la vie, à part [...] Vivre. Assez logique effectivement. Mais pas tant que ça. Tout le monde se plaint tout au long de son existence, moi y compris. Mais une fois que l'on est confronté à la mort, on supplie Dieu de nous donner une seconde chance, en disant qu'on ne refera pas les erreurs du passé, mais une fois sauvés, on reprend notre vie là où on l'avait laissé. Comment puis-je en être si sûre ? Pour la simple et bonne raison que je l'ai vécu il y a trois ans. A la différence qu'à moi on me l'a laissé cette seconde chance, pas à elle. Et c'est ça qui fait le plus mal, pourquoi pas elle ? Qu'a-t-elle fait pour qu'on nous la retire à seulement 19 ans ? Je la revoie encore aller chercher son diplôme sur cette estrade, applaudie de tous. Elle était ce qu'on appelle une fille populaire. Mais elle ne s'est jamais servie de cette popularité pour rabaisser les autres, elle faisait tout pour rendre les gens heureux, quitte à se mettre en danger. Quitte à en mourir. Je ne fais pas d'humour, vous verriez ma tête, vous verrez que je suis on ne peut plus sérieuse. Pourquoi je vous raconte tout ça alors que je n'adresse la parole à personne depuis ce jour. . J'ai soif, comme l'impression de n'avoir pas bu depuis des semaines, je me penche et attrape le verre d'eau déposé sur ma table de nuit. Je commence à en ingurgiter le contenu, tellement j'ai soif je ne prête pas intention à la chaleur de l'eau. D'un coup j'entends la clenche de la porte, je lâche mon verre qui se brise au sol. Je m'attends à voir les cheveux roux de ma mère, mais non. Une jolie petite brune apparaît. Je vois bien qu'elle hésite à avancer, je lui fais un sourire presque invisible, mais elle est capable de le voir.

- Cooper, je suis tellement désolé de n'être pas venu plutôt, ils n'accordaient des visites qu'à ta mère.
- J'en... J'en ai marre Summ'.

Et là j'éclate en sanglots dans ses bras. Je sais qu'avec elle je peux parler, pleurer, elle ne me posera jamais de questions. J'aime quand elle me caresse les cheveux pour m'apaiser, bien sûr en ce moment ce n'est pas ça qui va m'aider, mais elle est là et c'est tout ce qui compte. Elle prononce de temps à autre de petits "shut" qui me procurent une telle sensation de sécurité.

- Ta mère m'avait pourtant dit que ton visage n'exprimait plus rien, que tu ne parlais plus.
- Je ne voulais pas lui parler. Pas à elle.
- Ecoute Marissa, ça fait trois semaines et...

Voilà la première réponse à mes questions. Trois semaines que je suis ici. A l'entente de cette phrase je devrais réagir et me bouger mais non, je n'ai plus aucune volonté.

- Il faut que tu sortes d'ici.
- Je sais, mais qu'est-ce qui va changer une fois à l'extérieur, je retournerai faire la fête et boire tout en sachant qu'elle ne reviendrai pas.
- Non, mais ça te ferai du bien de revoir tes amis.
- Mes amis ? Je n'ai que toi Summer.
- Et Seth ? Et Ryan ?
- Ryan est partit.
- Mais aussi revenue, il a appris pour le décès.

Ryan, de retour à Newport. Dans d'autres conditions j'aurai sauté de joie, malheureusement c'est dommage qu'il faille attendre un accident pour le revoir. Ce que j'ai pu l'aimer, mais pas lui. Lui était amoureux d'elle, et elle d'un autre encore. Malgré tous ces amours sans suite, nous étions tous les cinq une bande d'amis on ne peut plus souder, elle en était en quelques sortes le pilier, mais plus rien ne sera jamais comme avant sans sa présence...

- Il faut que tu parles aux infirmières Marissa, même à ta mère. Tu verras qu'une fois sortie d'ici, tu sortiras petit à petit la tête de l'eau.
- Et si mon état empire ?
- On sera là pour toi.

Je réfléchis. Ce qu'il y a dehors m'effraie, mais je lui dois à elle. Elle ne demandait qu'à être parmi nous, je n'ai pas le droit de tout lâcher alors que moi j'ai la "chance" d'être ici. Je dois sortir de cet enfer.

- Va alerter les infirmières que j'ai parlé.

Elle me regarde, tout de même assez surprise, mais son visage triste laisse apparaître un magnifique sourire digne d'une Summer Roberts.

- T'es géniale Cooper.

Rachel Bilson as Summer Roberts

# Posté le mardi 17 juin 2008 05:41

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 14:23

« To survive »

 « To survive »
Strays don't sleep - For blue skies

Je suis devant la porte de ma chambre. Ça fait maintenant une semaine que j'ai reçu la visite de Summer à l'hôpital. Après plusieurs méthodes de persuasions, elle a enfin réussi à convaincre ma mère et les infirmières de me laisser sortir. Il est évident que je vais avoir avoir ma mère sur le dos pendant quelques temps, mais je prends le risque. Au moins une fois dans ma vie, je verrai ce que ça fait de voir ma génitrice s'occuper de moi. J'hésite, l'intérieur de cette pièce m'effraie. Je passe outre ma peur et je tourne la clenche. A peine entrée, je tombe nez à nez avec une photo d'elle, Summer et moi. Tous les souvenirs reviennent dans ma tête, de notre enfance à il y a un mois. Je prends le cadre dans mes mains, et dessine le contour de son visage du bout des doigts. Une photo peut provoquer tellement de sentiments à la fois, de la nostalgie, de la tristesse, de la souffrance et bien d'autres émotions encore. Prise d'un élan de colère je jette le cadre par la fenêtre ouverte. Me rendant compte de mon geste, je cours chercher le cadre en courant, je sens mon nez et mes yeux me piquer. A la vue du cadre brisé en mille morceaux à terre, je déverse toutes les larmes de mon corps, je ne m'arrête plus. Ce cadre brisé est représentatif de mon état : oui, je suis brisée depuis son départ. Tout le monde veut que je m'en sorte, que je remonte la pente, mais est-ce que j'en ai envie ? Est-ce que la vie vaut la peine d'être vécue si elle n'en fait plus parti ? J'en doute. Je continue de pleurer encore et toujours, je vais même jusqu'à pousser des cris remplis de haine et de souffrance. J'ai mal, je ne sais comment vaincre cette douleur en moi. Puis je sens une main se poser sur mon épaule, sans réfléchir je me retourne et m'agrippe à cette personne, sans prêter attention à qui c'est. J'entends cette personne sangloter autant que moi, comment ai-je pu croire un instant que j'étais la seule à souffrir.

- Je suis là ma chérie.
- Pardon... Pardon maman. Pardon.

Je la sens resserrer son étreinte, comme pour s'empêcher de tomber. Jamais je n'avais vu ma mère aussi vulnérable, si je ne souffrais pas autant, j'aurai mal pour elle.

- Elle me manque à moi aussi ma chérie.

Elle pleure de plus belle, puis se met à chuchoter.

- Elle me manque...

Elle se retire, je la tiens, je ne veux pas la lâcher. Elle m'adresse un sourire à travers les larmes, un sourire rassurant. Je la lâche et la vois se diriger vers le cadre. Elle le regarde un instant, pensive. Puis elle enlève la photo du support et me la tend. J'hésite, c'est encore trop tôt. Mais elle me tend la photo avec insistance.

- Je... Je peux pas. Son visage, c'est trop dur.
- Si tu ne gardes pas cette photo tu le regretteras. Prends là.

Je baisse la tête vers la photo.

- Personne ne te demande de l'oublier, il faut juste que tu réapprennes à vivre sans elle.
- Survivre tu veux dire...
- Peut-être, mais à chaque fois que tu voudras lâcher prise, dis toi que si tu restes c'est pour elle... Pour Taylor, ta s½ur.

# Posté le mardi 17 juin 2008 09:39

Modifié le dimanche 22 juin 2008 13:01

« The five »

 « The five »
Coldplay - Fix you

Ça fait maintenant des heures que je marche dans la petite ville qu'est Newport. Presque instinctivement, mes pas me mènent vers un poste de secours. Je m'approche et lis tous les noms gravés sur le bois du baraquement. Une fois diplômés, tous les adolescents de cette ville inscrivent leur prénom ici, y compris moi. Enfants, nous rêvions tous d'écrire notre prénom sur ce mur, pour nous c'était l'entrée dans " le monde des grands ". Mais une fois cette étape passée, qu'est-ce qu'il y a de changé dans notre vie ? Rien, si ce n'est que le temps de l'enfance est désormais révolu. Je parcours les centaines de prénoms, puis tombe, non pas par hasard, sur cinq prénoms dont la gravure est repassée au feutre noir. Ce sont les nôtres. Je souris devant cette image, depuis toujours nous avions ce besoin de nous démarquer, de montrer que nous étions différents. C'était nous cinq ou personne, et ça, tout Newport l'avait compris. Taylor qualifiait notre amitié d'épique. Je comprends désormais pourquoi. Je sens les larmes me monter aux yeux, mais je ne veux pas être faible. Pas encore une fois. Je ferme les yeux un instant pour ne pas craquer. Je m'assois contre la porte du poste de secours et fixe l'océan. Ce doit être ici que nous avons passé nos meilleurs moments. Je me souviens de ce jour où j'ai rencontré Seth, il jouait au cerf-volant et moi j'étais assise ici à le regarder. Tous les jours je venais le voir, cet enfant me fascinait, il était toujours seul mais ne cessait jamais de profiter de ce qui lui était donné, et pour ça je l'ai toujours admiré. Puis avec le temps, nous sommes devenus amis. Nous n'avions que huit ans mais nous avions déjà notre propre définition du mot amitié. Et puis, ma s½ur nous a présenté ses amis, Ryan et Summer. Et d'un duo nous sommes passés à un quintette. Une fois de plus je souris, non pas de joie, ni même de malheur, simplement de nostalgie. Le quintette, c'est le surnom que nous avait donné la mère de Seth. Et elle avait raison. Nous étions comme une musique en cinq parties, s'il manquait une de ces parties, il y avait comme quelque chose d'inachevé, de bâclé dans la mélodie. Maintenant que Taylor n'est plus là, nous ne sommes même plus un quatuor. Nous ne sommes plus rien, nous continuons notre vie en solo, sans se soucier de ceux qu'on disait être nos amis. Comment en sommes-nous arrivés là ? Ce serait trop simple de dire que c'est le décès de ma s½ur qui nous a mené aussi, ce serait égoïste et malhonnête de lui rejeter la faute. Nous nous étions déjà éloignés depuis longtemps, la formation du couple Seth & Summer, le départ de Ryan, et moi ? Je ne sais pas, sans doute j'ai pris un chemin différent des leurs sans m'en rendre compte. Tout ça nous a conduit à notre fin. Et je regrette. Je regrette que ça se soit finit avant qu'elle parte, je regrette qu'elle n'aie pas passé ses derniers jours avec nous, ses amis, sa seconde famille. Elle avait l'habitude de dire que j'étais la plus chanceuse, car j'avais l'honneur et le privilège d'appartenir à ses deux familles. J'aimerai repenser à tous ces bons moments tout de suite, de peur de ne plus pouvoir le faire quand ils se seront estomper. Mais je ne peux le faire étant donné qu'une personne s'approche de moi. Je lève la tête, mais n'aperçois qu'une silhouette floue.

- Hey.

Il n'est plus nécessaire d'essayer d'identifier l'inconnu, j'ai reconnu la voix, sa voix à lui.

- Seth.

Je retourne la tête vers la mer, mais je le sens tout de même s'asseoir à mes côtés. Je sais à quel point il a envie de parler, de briser ce silence qu'il déteste, mais je sais aussi qu'il ne trouve pas les mots. Alors il réfléchie à ce qu'il pourrait dire, s'il doit me parler d'elle ou s'il doit juste essayer de détendre l'atmosphère. Sans même le regarder, je l'interromps dans ses réflexions :

- Il n'y a rien à dire, tu es là et c'est tout ce qui compte.

Je l'entends souffler de soulagement. De toute notre petite bande, Seth a toujours été mon préféré. Il a été le premier à me tendre la main et ça jamais je ne l'oublierai. Il a toujours été là pour ses amis, moi en parti. Il m'a toujours considéré comme sa petite s½ur, et a toujours eu ce besoin de me sur-protéger.

- Peut-être que ma présence te suffit mais pas à moi. Il faut que je te parle, pour te dire quoi je ne sais pas. Mais tout ce silence, ça ne me correspond pas, ça ne nous correspond pas. J'ai tellement envie de parler que je serai capable de te demander si ça va, chose complètement idiote vu les circonstances. En plus je connais déjà la réponse, c'est donc doublement complètement idiot. Mais tant pis, qu'on me qualifie d'idiot ou pas, il faut que je te le demande... Est-ce que ça va ?

Je le regarde, je suis prise d'une envie de rire. Je pars dans un fou rire interminable, allant même jusqu'à en pleurer. Je ne sais pas si c'est un rire sincère, je dirai plutôt nerveux. Une fois calmée je regarde Seth dans le blanc des yeux et reprends le plus sérieusement possible :

- Ça va.
- Honnêtement j'aimerai te croire, avoir confiance en toi comme ça a toujours été le cas. Mais sans vouloir te vexer, c'est dur, très dur. Si on part du fait que ça fait un mois que Taylor est morte, que tu es ici avec ton paquet de cigarettes dans la poche, que tu as les yeux rouges à force d'avoir trop pleuré, il est clair que tu ne peux pas aller bien.

Je baisse la tête. Il n'y a aucune gêne dans ses paroles, il sait que je ne le prends pas mal. De toute manière il est évident qu'il souffre aussi.

- Pourtant ça va vraiment Seth. C'est sûr que là, tout de suite je n'ai pas envie de me baigner, de courir partout, mais je tiens le coup. Tout le monde le fait, pourquoi pas moi ?
- Ba t'es Marissa Cooper. Sans vouloir t'offenser, tu n'es pas le genre de fille qui tombe pour mieux se relever.
- Parce que je n'ai jamais essayé d'être cette personne, mais j'en ai assez de me morfondre. Ce sera dur, mais je vais me relever, et puis soyons réaliste, je ne peux pas tomber plus bas.
- D'accord. Dans ce cas, ça te dit un snikers ?

Je ris, et cette fois c'est sincère, je le sais, je le sens. Seth a cette emprise que personne d'autre n'a sur moi. Il a le pouvoir de me faire rire lorsque rien ne le permet, il a aussi tendance à casser l'ambiance parfois, mais c'est Seth Cohen : le garçon au cerf-volant, le garçon qui aime la vie et qui nous donne envie d'aimer la vie avec lui.

Adam Brody as Seth Cohen

# Posté le mardi 17 juin 2008 18:14

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 14:25